D-Mask : Une expérience de science participative à faire dans sa cuisine

Une expérience de science participative proposée par Romain Julliard, professeur au Muséum, biologiste de la conservation, responsable scientifique du programme VIGIE NATURE

Bonjour à tous,

participez et faites participer (n’hésitez pas à diffuser ce message dans vos réseaux personnels) !

Bien à vous,

Romain Julliard

D-Mask : Une expérience de science participative au service de la société pour lutter contre la propagation de la COVID 19

Contribuez à l’élaboration d’une nouvelle méthode de décontamination des masques de protection en participant à une expérience dans votre cuisine.

La situation sanitaire actuelle et l’utilisation massive de masques grand public en tissu laissent présager trois problèmes :

1) risque de pénurie de masques (les masques chirurgicaux ne pouvant être réutilisables et le stock de masques tissu étant limité),

2) une rapide lassitude de la population pour les recommandations de décontamination sanitaire, face à la lourdeur du protocole de lavage en machine, et un risque d’usure des masques après de trop nombreux lavages (5, 10 ou 20 lavages en fonction des recommandations)

3) un impact environnemental considérable (plusieurs centaines de millions de masques chirurgicaux vont se retrouver en circulation puis jetés sans filière de recyclage appropriée).

Une méthode alternative de décontamination domestique des masques (chirurgicaux et en tissus) est en cours d’élaboration par un consortium de recherche français.

Le virus SARS-COV-2 pouvant être détruit par une exposition à 70°C pendant 5 minutes, cette méthode consiste à enfermer le masque dans un environnement clos de chaleur et de vapeur dégagé par des aliments secs préalablement chauffés vivement au four micro-onde pour le désinfecter.

Avant de déployer à large échelle des méthodes de décontamination de ce type, il est indispensable de mieux connaitre les puissances de chauffe des différents micro-ondes domestiques variant d’un foyer à l’autre (et dans différentes conditions géographiques, météo…).

Nous vous proposons de participer à cette phase d’élaboration de connaissances à travers deux expériences ludiques que vous pourrez réaliser dans votre cuisine.

Pour participer, il vous faut :

Un four micro-onde (dont la puissance vous sera demandée)

Un récipient (en verre de préférence)

500g d’eau et/ou d’aliments secs (riz, pâtes, lentilles)

Un thermomètre de cuisine pouvant mesurer des températures jusqu’à 100°C, n’hésitez pas à solliciter vos voisins si vous n’en avez pas !
Du papier et un crayon

Plus d’information sur : [ http://www.d-mask.org/ | www.d-mask.org ]

Invitez vos proches à participer : plus nous aurons de données sur les différentes puissances de chauffe des micro-ondes, plus nous pourrons proposer une procédure de décontamination des masques, rapide, efficace, peu contraignante et peu énergivore adaptée aux particularités de chacun.

En soutien à la phase de déconfinement, et pour lutter rapidement contre la diffusion du virus du SARS-COV-2, nous avons besoin de votre participation le plus possible, nous aurions besoin de 500 mesures d’ici le 1 er juin.

En participant, vous serez tenu-e informé-e de la suite donnée au projet D-mask.

Adhésion Amis du Muséum

Adhérez à la Société des Amis du Muséum national d’histoire naturelle

L’adhésion donne le droit d’accès gratuit à la Ménagerie et à toutes les galeries ouvertes au public : Grande Galerie de l’Evolution, Minéralogie, Paléontologie, Botanique, Grandes Serres, y compris gratuité des expositions temporaires.

La Société des Amis organise des conférences le samedi après-midi à 14h30 (sauf durant les vacances scolaires).

Nous éditons une publication trimestrielle Les Amis du Muséum National d’Histoire Naturelle et proposons des sorties, visites et voyages à thème naturaliste

Rappel du tarif des adhésions :

Enfant (3-12 ans) 20 €, Junior et Etudiant (12-25 ans) 26 €, Individuelle 45 €, Couple 74 €, Donateur à partir de 80 €. La carte d’adhésion est valable de Janvier à Décembre de l’année en cours.

A partir de la dernière semaine d’août, tout nouvel adhérent pour l’année suivante (2020) se voit offrir les derniers mois de l’année en cours (septembre à décembre 2019).

L’adhésion se fait par courrier en adressant votre règlement au 57 rue Cuvier – 75231 Paris Cedex 05 ou par visite au Secrétariat (horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 9h30 à 12h30 et de 14h00 à 17h30. Samedi de 14h00 à 17h30, Maison Cuvier, à proximité du Grand Amphithéâtre et du restaurant Les belles Plantes.

L’adhésion en ligne sera prochainement mise en service.

Ghalia Nabi

Société des Amis du Muséum

Secrétariat
01 43 31 77 42

PJ : Bulletin d’adhésion

Formulaire_AdhésionAmisMuséum.docx

[amis-du-museum] Fwd: L’huître plate, une perle de la recherche à l’Université de Corse / CNRS

L’huître plate, une perle de la recherche à l’Université de Corse / CNRS

Corte, le 11 juillet 2019,

Les chercheurs de l’Université de Corse et du CNRS ont maîtrisé la reproduction de cette espèce menacée de disparition. Un enjeu de sauvegarde pour le patrimoine naturel de la Corse, qui a aussi une vocation économique pour les ostréiculteurs.

Depuis 2013, c’est l’un des combats de la recherche halieutique à l’Université de Corse/CNRS : domestiquer l’huître plate de l’étang de Diana, sur la côte orientale de l’île.

Après quatre années de travaux au sein de Stella Mare, laboratoire de l’Université de Corse et du CNRS, des chercheurs sont parvenus à maîtriser, en 2017, la reproduction de cette espèce. Ce succès scientifique résulte d’expérimentations de longue haleine, menées sur cette plate-forme dédiée à l’ingénierie écologique marine et littorale en Méditerranée, en collaboration étroite avec les ostréiculteurs corses.

Objectif de ce programme : mieux connaître l’huître plate, ses périodes de ponte, ses conditions de vie dans le milieu, ses techniques d’élevage et son cycle de reproduction.

Il faut dire que l’enjeu est de taille, tout d’abord d’un point de vue patrimonial et pour le maintien de la biodiversité. Fortement décimée par la surpêche et des parasites au siècle dernier, l’Ostrea edulis, seule espèce d’huître endémique d’Europe, connue et commercialisée en Corse depuis l’Antiquité romaine, a vu ses populations réduites à néant. Résultat : menacée de disparition, l’huître plate a été progressivement remplacée par l’huître creuse japonaise, au point de représenter seulement 5 % de la production ostréicole en France.

Les travaux conduits à Stella Mare ambitionnent de redonner vie à cette espèce présente notamment sur la côte Atlantique et en Corse. À ce titre, une introduction en milieu naturel de naissains d’huître plates produites par les équipes du laboratoire est en cours. Depuis les premières productions de naissains en 2014, plusieurs centaines de milliers de juvéniles d’huîtres, nés à Stella Mare dans des conditions idéales de température, de lumière et de qualité d’eau, ont été introduits dans l’étang de Diana à titre expérimental. La production réalisée entre les murs du laboratoire est de plus en plus conséquente, si bien qu’elle a franchi, en 2018, le seuil symbolique d’un million d’individus.

« La maîtrise du cycle de reproduction étant désormais actée, nos recherches consistent à présent à optimiser la production de naissains et à améliorer les pratiques culturales en étang, explique Jean-José Filippi, ingénieur de recherche à Stella Mare. Le taux de survie étant aujourd’hui de l’ordre de 30 %, les travaux se concentrent désormais sur l’étude du comportement des huîtres dans le milieu et sur l’amélioration de leur nourriture pour obtenir de meilleures conditions d’élevage ».

À ce jour, plus de 50 000 huîtres issues du laboratoire de recherche sont arrivées à maturité dans l’étang de Diana, situé sur la côte ouest de la Corse, et ont atteint leur taille commercialisable. La prochaine étape : un million de naissains doivent être confiés au syndicat des aquaculteurs, sur les trois millions nés à Stella Mare en 2019. « Il s’agit désormais de transférer notre technologie pour une production et une valorisation à plus grande échelle, fait savoir Sonia Ternengo, responsable de ce programme de recherche. L’intérêt de ces travaux est avant toute chose de protéger l’espèce mais aussi de préserver les activités économiques qui en dépendent ».

Le contexte rend d’ailleurs ces recherches scientifiques autour de l’Ostrea edulis d’autant plus impérieuses. Ces dernières années, les ostréiculteurs ont observé une mortalité importante de l’huître creuse en raison de l’herpès virus qui décime ces populations lorsque la température de l’eau augmente. Si sa capacité de reproduction reste moindre que l’huître creuse, l’huître plate présente en revanche une résistance beaucoup plus importante. D’après les recherches menées à l’Université de Corse / CNRS, cette espèce dispose de sérieux atouts : outre une qualité gustative qui lui a valu l’obtention de plusieurs médailles d’or au concours général agricole de Paris, l’Ostrea edulis revêt une fonction écosystémique de filtrage qui permet de diminuer les charges polluantes dans l’eau de mer.

Un atout de taille pour les ostréiculteurs, qui ont fait le pari de relancer l’huître plate et accordent à cette espèce endémique une attention quotidienne, bien qu’elle représente une part encore infime de leur production. Exploitant à l’étang de Diana depuis les années 1990, Bernard Pantalacci s’est impliqué dans ce projet dès le départ et voit désormais les premiers fruits de ce travail long et minutieux mené de concert avec les équipes de Stella Mare.

« Ces recherches ne nous ont pas seulement permis de relancer un produit identitaire qui est l’emblème historique de l’étang, explique l’ostréiculteur. Elles ont aussi été un outil fondamental pour diversifier notre production et faire en sorte d’atténuer le risque qui pèse sur l’huître creuse, sujette au virus. Dans un contexte de modification du milieu, qui impacte les conditions de reproduction, la diversification est aussi un impératif pour maintenir notre activité ».

À croire que les ostréiculteurs corses ont retrouvé la perle de l’étang de Diana !

INFO PRESSE LE RENDEZ-VOUS SAUVAGE AFRIQUE AU PARC ZOOLOGIQUE DE PARIS – DU 6/07 AU 1/07

Communiqué de presse – juin 2019
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LE RENDEZ-VOUS SAUVAGE AFRIQUE

DU 6 JUILLET AU 1er SEPTEMBRE 2019

À l’occasion du 5ème anniversaire de la réouverture du Parc Zoologique de Paris, 5 grands « Rendez-vous sauvages » ponctuent l’année 2019.

Après les deux premières éditions des Rendez-vous sauvages consacrées aux biozones Patagonie et Amazonie-Guyane, ce troisième Rendez-vous invite les visiteurs à découvrir la biozone Afrique.

Deux nouvelles espèces font leur arrivée pour l’occasion : les suricates et les otocyons. Ils rejoindront les autres espèces de la biozone Afrique comme les girafes, les rhinocéros, les zèbres ou encore les lions.

Au programme de ce Rendez-vous sauvage : des présentations et des nourrissages commentés des animaux, des accès privilèges où les visiteurs pourront suivre les soigneurs en coulisses, des visites guidées de la biozone Afrique et des mercredis thématiques.

TÉLÉCHARGER LE COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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